
26 mars
Arrivee matinale en bus a 8h du matin. Personnel a bord, 2 chauffeurs et une hotesse pour 17h de route.
15h: depart
15h15: distribution de bonbons
15h30: premier film, Kung Fu, avec le son a fond la caisse (NB: a quoi bon car son en anglais et sous-titrage en espagnol)
17h: distribution de gateaux emballes, toutes les couleurs, tous les gouts
19h: 5 minutes d'arret. On prend des voyageurs et on descend se degourdir les jambes,
19h15: sandwichs en triangle, style SNCF,
19h30: film a fond la sono, en espagnol cette fois: On se dit que la nuit commence. On essaie de s'installer. Mais non, a la fin du film,
21h: pleins feux, installez vos tablettes, on va manger (encore). Plateau repas avec gateau roule sale, gateau roule sucre. Les kilos reviennent a grands pas. Pour passer le temps on mange. A la fin du repas, l'hotesse amene un plat de pommes de terre chaud pour completer le tableau.
22h: en dessert, et pour s'endormir, 3eme film. A fond la sono. On ne sait pas de quoi il s'agit, shootes par un demi-comprime de ... (pas de pub, SVP).
6h30: pleins feux et barquette de cochonneries avec du cafe.
8h: arrivee a Retiro, gare routiere de Buenos Aires.
Taxi vers un hotel au 2eñe etage, cradingue. Un mec en slip vient nous ouvrir, les yeux de merlan frit. La chambre n'est pas libre. On attend que les draps (sales) refroidissent. On s'installe. Pas de fenetres a la chambre. Salle de bain commune avec une dizaine de routards (pire qu'a Barcelone, Sujy comprendront). On se lave quand meme en glissant sur les carrelages gluants et on decide de changer d'hotel pour la nuit suivante.
On trouve pour le lendemain un hotel simple, mais propre. On se balade dans le quartir San Telmo, fief des antiquaires. Il ya une brocante fabuleuse le dimanche matin, des danseurs de tango, des bonimenteurs, etc.
Apres midi dans le quartier de La Boca, reniflant que quelque chose s'y passe, bus encadres de voitures de flics, et tous klaxons dehors. On n'est pas decus. C'est le match Boca Juniors (ancien club de Maradona et club des quartiers du port) contre River Plate (club des quartiers chics), l'autre club de la ville. Stade de 50.000 places pour 70.000 abonnes. Les cafes aux alentours sont fermes ou plein a craquer (on regarde le match a la tele). Tous les stores sont baisses. C'est la mi-temps, les visages sont en berne. La Boca perd 0-1. Le quartier est boucle. Pour l'ambiance et les enjeux, c'est du PSG-OM a la puissance 10. On craint pour la fin du match, on s'en va (finalement, La Boca egalisera a la 89eme minute).
On essaie un autre quariter, un grand magasin style Part-Dieu, Galerias Pacifico, qui au lieu de proposer le spectacle de tango attendu offre un concert celtique. On decline.
Lundi 27 mars
On change d'hotel. On fait du bus (ligne 29) pour visiter la ville. Apres midi, visite du cimetiere Recoleta. Des tombes qui sont des petites maisonnettes en marbre. Cercueils hors de terre, poses sur des socles. La tombe d'Eva Peron. Prenons un taxi pour Palermo, zone de restaurant. Nous avons saute le repas de midi, comme quelquefois. Parilla et Internet. On rentre.
Mardi 28 mars
Sortie de bofs. Visite de la ville en bus touristique. On vient nous chercher a domicile. Ensuite, ramassage scolaire de tous les autres bofs dans les hotels de la ville. Tour dans les differents quartiers. Arret a la Cathedrale sur la Place de Mai. Belle edifice baroque, avec un superbe sol en mosaique, qui abrite le tombeau de San Martin, heros de leur independance. Traversee du quartier Palermo, quartier des ambassades, des parcs, des restaurants chics. Quartier Recoleta avec le cimetiere. Quartier de La Boca, quartier populaire, un peu canaille, avec des spectacles de tango, le Pigalle de Buenos Aires. Des maisons barriolees, car les gens utilisaient de la peinture de bateau recuperee et badigeonnaient la tole de leur habitation de toutes les couleurs. Ce qui a donne a La Boca sans le savoir un de ses aspects les plus typiques. Actuellement une zone du quartier, Camenito, a pris un aspect un peu trop artificiel, les maisons sont fraichement repeinte et tout estfait pour attirer les touristes. Bizarrement, tout sárrete a 8h du soir, a la tombee de la nuit.
Sur le retour, visite du quartier Puerto Madero, avec des anciens entrepots en brique, reconvertis en lofts, bureaux ou restaus.
Globalement, visite un peu cucul pour des Aleos fatigues ... et un peu concons dans leur decision de faire ce tour en bus.
29 mars
Le matin, on traine dans San Telmo, le quartier ou nous logeons. On y decouvre tous les jours des nouveautes.
Puis visite de l'Opera, le theatre Coloñ, magifique theatre a l'italienne de 3000 places, 7 niveaux de balcons, a l'acoustique parfaite. La scene est plus grande que la salle. Ce jour la etaient montes les decors de La Boheme, donnee le soir en representation. La lumiere est tamisee. La visite de l'envers du decor surprend, ateliers de couture, de ferronnerie, de construction de decors, etc. Beaucoup de personnel. Ce theatre ressemble beaucoup au Palais Garnier.
30 mars
On prend le metro pour decouvrir les habitudes locales. Une vieille rame, encore en bois, avec un chef de train qui pilote l'ouverture des portes et siffle avec un vrai sifflet pour donner le depart. La suppression des petits boulots est un theme a mediter, dans nos societes automatisees a outrance. Autre exemple, le gardiennage des chiens existe ici. Ce sont des jeunes qui promenent en laisse une dizaine de chiens et leur font faire un petit tour. Ils les gardent aussi parfois dans des parcs a chiens, fermes comme nos jardins d'enfants.
L'apres midi, Place de Mai. Moment d'emotion. Les Meres de la Place de Mai sont toujours la, pas tres jeunes (cela fait 30 ans qu'elles manifestent tous les jeudis en tournant avec leur banderole et la photo des disparus autour de la place). Il semblerait que la situation evolue dans le bon sens pour que la lumiere soit faite sur ces disparitions. Ce n'etait pas la ferveur de la veillee du 24 mars, qui etait le 30eme anniversaire de la dictature, mais ce fut un moment fort.
Nous terminerons la journee par un spectacle de chants et danses de tango ... et peut-etre la derniere parilla.
Buenos Aires est une ville tres occidentale, tres agreable qui fait beaucoup penser a Paris.
On a eu le temps de faire lentement les choses, en utilisant beaucoup les bus branlants de la ville, tres frequents et qui roulent comme des fous. Les infrastructures sont vieillottes. C'est une ville bon marche depuis la crise. De nombreux cafes, des terrasses sur les trottoirs. Buenos Aires est "un cocktail typiquement argentin de torpeur et de fougue (ambiance tango, bars enfumes, ...), d'histoire et de modernite, d'Europe et d'Amerique". |